Atelier Lyrique de Tourcoing
Portrait de Rossini

Saison 2018-2019

L’Occasione fa il ladro

du 17 au 21 mai 2019 - Tourcoing Théâtre Municipal R. Devos

Opéra

Gioacchino Rossini (1792-1868)
L’Occasion fait le larron ou L’Échange de valise
Burletta per musica (farce en musique)
en un acte, créée au Teatro san Moisè de Venise le 24 novembre 1812
livret de Luigi Prividalli
basé sur le vaudeville d’Eugène Scribe le prétendu par hasard, ou l’occasion fait le larron

En 1812 à Venise, Rossini âgé de 20 ans écrira 5 farces pour le Théâtre San Moisè : La Cambiale di matrimonio, L’Inganno felice, La Scala di seta, Il Signor Bruschino et L’Occasione fa il ladro, toutes plus ou moins directement de source française. Les farces (burletta, burlaou encore burlettina) véritables opéras miniatures, servaient d’intermèdes durant les opere serie (opéras sérieux).Les spectateurs/auditeurs quittaient volontiers la salle aux intermèdes pour se rendre dans une autre qui proposait une farce ou deux !
Dans L’Occasione fa il ladro, nous retrouvons tous les ingrédients chers à Rossini : les quiproquos, les échanges d’identité, le féminisme avant l’heure (Bérénice chante qu’elle veut être arbitre de sa propre destinée), des airs virtuoses et une musique rythmée voire explosive !

L’HISTOIRE Don Parmenione à la recherche de la sœur d’un de ses amis, et son serviteur Martino fuient une tempête et trouvent refuge dans une auberge. Ils y font la connaissance du Comte Albert qui est en route pour rencontrer sa future femme qu’il n’a jamais vue. En repartant, les deux compères prennent par mégarde la valise d’Albert dans laquelle ils trouvent un portrait

Un certain regard – Laurent Serrano (mise en scène)

L’Occasione fa il ladros’inscrit dans la grande tradition des opéras burlesques –  burletta per musica– qui faisaient fureur au XVIIIesiècle. Rossini et son librettiste se sont fortement inspirés (pour ne pas dire plus !) d’une pièce française, à succès – Le Prétendu par hasard– écrite par Eugène Scribe, star de la comédie et du vaudeville de l’époque.
L’histoire: le jeune Alberto se rend à Naples pour épouser Bérénice qu’il n’a, en fait, jamais vue. En chemin, il croise dans une auberge, le jeune Parmenione et lui raconte, enthousiaste, le but de son voyage. Parmenione en est presque jaloux. Alors quand Alberto se trompe de valise et lui laisse son argent, un bel habit, son passeport et le portrait d’une belle jeune fille, ni une, ni deux, il décide de prendre l’identité d’Alberto et d’épouser Bérénice… De son côté, Bérénice se méfiant de ce mariage arrangé, décide de tester Alberto (ou celui qu’elle croit être Alberto) et demande à Ernestina, sa femme de chambre, de se faire passer pour elle. Evidemment, quand le vrai et le faux Alberto vont rencontrer la vraie et la fausse
Bérénice, cela fera des étincelles. Quiproquos délirants, intrigues amoureuses et rythmes endiablés, voilà donc, ce qui compose L’Occasione fa il ladro.
Encore un formidable terrain de jeu pour un metteur en scène ! Mon plaisir est décuplé par le fait de retrouver, quasiment au complet, l’équipe de La cambiale di matrimonio(un autre Rossini) que j’ai eu le bonheur de mettre en scène en janvier 2017, à l’Atelier Lyrique de Tourcoing.

Portrait de Laurent Serrano
© Fred Thiollier

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