


|
La Petite Messe Solennelle
Gioachino Rossini (1792-1868)
Pour 12 chanteurs solistes (1863)
Direction musicale Jean Claude Malgoire
Mise en scène Jean Philippe Delavault
Chorégraphie Natalie Van Parys
Décors Barbara de Limburg
Costumes Lili Kendaka
Lumières Jacques Rouveyrollis
Solistes :
Julie Fuchs, soprano
Nora Gubisch, mezzo
Fausto Reinhart, ténor
Rossini Pierre-Yves Pruvot,
baryton
Ripieni :
Aurore Bucher, Maïlys de Villoutreys, sopranos
Jean-Michel Fumas, contre-ténor - Serge Kakudji, contre-ténor
Jérémy Duffau, Denis Mignien ténors
Marc Boucher, David Witczak barytons
Tourcoing Théâtre Municipal Raymond Devos
vendredi 20 janvier 2012 20h
dimanche 22 janvier 2012 15h30
mardi 24 janvier 2012 20h
30 dans de l'Atelier Lyrique de Tourcoing
Jean Philippe Delavault,
note d’intention, 3 avril 2011
“Composée pour ma villégiature de Passy. Douze chanteurs des trois sexes Hommes, Femmes et Castrats seront suffisants pour son exécution. Savoir Huit pour les chœurs, Quatre pour les solos. Total douze Chérubins. Bon Dieu, pardonne-moi le rapprochement suivant : Douze aussi sont les apôtres dans le célèbre coup de mâchoire peint à fresque par Léonard, dit la Cène, qui le croirait. Il y a parmi tes disciples de ceux qui prennent des fausses notes !! Seigneur, rassure-toi, j’affirme qu’il n’y aura pas de Judas à mon déjeuner et que les miens chanteront juste et Con Amore tes louanges et cette petite composition qui est Hélas le dernier péché mortel de ma vieillesse” G. Rossini, Passy 1863
Voici ce qu’inscrit le compositeur sur la dédicace du manuscrit de sa Petite Messe solennelle qu’il conclut par les mots suivants : “Bon Dieu, la voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opera buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois béni et accorde-moi le Paradis.”
La Petite Messe solennelle fut créée le 14 mars 1864 autour d’un banquet offert par le comte et la comtesse Pillet-Witt, commanditaires de l’œuvre et en présence des compositeurs Auber, Meyerbeer et Thomas. Rossini avait alors 72 ans et déjà 35 années de retraite gourmande. Les circonstances de la création invitaient inéluctablement à faire du repas de la Messe une célébration des joies terrestres, le dernier opéra bouffe de Rossini. “Une mise en Cène” où l’on convierait également le public à un banquet pour fêter les trente ans de l’Atelier Lyrique de Tourcoing.
Au moment où le repas gastronomique français entre au patrimoine de l’humanité, il me semble que c’est aussi l’occasion rêvée d’explorer les similitudes entre les rituels religieux, gastronomiques et scéniques. Ne parle-t-on pas du rituel de la table, du piano de cuisine ? Et le chef est-il au pupitre ou aux fourneaux ? Le sujet semble grave et solennel, mais il est aussi petit, intime, sensuel et pudique. L’ironie y est légère et poignante, la spiritualité bonhomme. On y partage la peur de la mort et le désir du Paradis.
Rossini n’a-t-il pas toute sa vie cherché à échapper à la gravité qui n’est somme toute que la loi de la chute des corps ?
A la question : “Qu’est ce que le Paradis ?”, il répondait : “Un endroit où on mange du foie gras à volonté !” |
 |
En savoir plus sur ce spectacle
Le programme >>>
La presse en parle >>>
Vidéo classiquenews.com >>>
A écouter
FRANCE MUSIQUE dimanche 12 février 2012 de 16h à 18h >>>
|
 |
1h20 environ + entracte |
- Haut de page - |
|